POST 2/10 — La phrase qui va mourir : “C’est combien au m² ?”

Je vais dire un truc qui va déranger.

Dans le BTP, il y a une phrase qui est en train de mourir.

Et beaucoup ne s’en rendent même pas compte.

“C’est combien au m² ?”

Sur le papier, ça paraît logique.

Rapide. Simple. Pratique.

Mais en réalité…

Cette question est le symptôme d’un monde ancien.

Un monde où on croit encore qu’un chantier, c’est juste une surface.

Sauf qu’un chantier, ce n’est jamais “tant au m²”.

Un chantier, c’est :

l’état réel de l’existant

les surprises derrière les cloisons

la qualité des matériaux

la précision des finitions

le niveau d’exigence

la coordination des corps d’état

le planning

les risques

les normes

la responsabilité

Et ça…

ça ne rentre pas dans une moyenne au m².

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est simple :

Quand un client demande “au m²”, il ne demande pas un prix.

Il demande :

“Je vais avoir une bonne surprise… ou une mauvaise ?”

Et demain, les entreprises qui gagneront vraiment…

ce ne seront pas celles qui répondent au m².

Ce seront celles qui répondent autrement :

avec une méthode claire

avec un cadre de projet

avec une logique de protection du client

avec un résultat expliqué avant même d’être vendu

Parce que “au m²”, ça pousse à quoi ?

à tirer les prix vers le bas

à tirer la qualité vers le bas

à faire des devis imprécis

à faire des chantiers à pertes

à faire des clients frustrés

Et à la fin…

Tout le monde perd.

Le BTP de demain va remplacer “au m²” par une nouvelle question :

“Qu’est-ce que ça comprend exactement ?”

“Comment vous garantissez le résultat ?”

“Comment vous gérez les imprévus ?”

Et ça, c’est le futur.

Un futur où on n’achète plus des mètres carrés.

On achète une exécution. Une maîtrise. Une tranquillité.

Demain, je te montre le piège numéro 1 qui ruine les artisans sérieux :

vouloir être “moins cher” au lieu d’être “inévitable”.

Précédent
Précédent

POST 3/10 — Le piège qui ruine les artisans sérieux : vouloir être “moins cher”

Suivant
Suivant

POST 1/10 — Le choc